Faire un herbier à la vitesse de la lumière, ou plutôt du décapeur thermique.

Introduction à la problématique.


Ceux qui me connaissent savent pertinemment que faire un herbier est pour moi assez iconoclaste et incongru. Un gros (mais physiquement normal et pas si barbu) geek comme moi est assez peu familier de la bouffe à lapin. Mais le gros geek a une copine. Et la copine est en pharma. Et l’herbier de la copine a rencontré quelques problèmes avec le climat brestois et a moisi. Et donc, la copine du geek cherche un moyen d’avoir un herbier rapidement. Or, un herbier met un mois à se constituer, essentiellement à cause de l’étape longuissime de séchage.

La copine du geek dit alors: “Mais c’est impossible à faire…”


CHALLENGE ACCEPTED !!!!


1. Ou comment le geek va se mettre en quête du savoir absolu.


Evidemment, le geek au fond de moi a tendance à accepter les défis un peu vite et en l’occurence, il est assez compliqué de faire un herbier. Il faut dans l’ordre trouver, identifier, sécher, classifier, placer les specimens.


Nonobstonnant le fait que mes connaissances botaniques se limitent vaguement aux marguerites et autres pissenlits, il me fallait trouver un moyen de sécher de manière (très) accélérée les échantillons.


Pour cela, je suis parti de deux options simples:

  • Le séchage à haute chaleur en moyen terme, en utilisant un four, un grille pain, de l’aluminium, un tupperware, du riz et du papier absorbant.

  • Le séchage à très haute chaleur et court terme. Là, en plus du four, utiliser un décapeur thermique (ou une source de chaleur très importante comme une plaque de cuisson).


Le problème, c’est que le chauffage n’est pas suffisant. Il faut aussi que les échantillons soient presssés (pour pouvoir être mis dans un bouquin, chose que les geeks n’ont pas en profusion) mais aussi déshydraté.


Les deux problèmes sont résolus simultanément, par un système McGyver de mon cru. Il s’agit de la création de deux plaques d’aluminium, gondolées. En fait de plaque d’alu, il s’agit de deux feuilles d’aluminium de cuisine entre lesquelles sont intercalées des brochettes de cuisine en bois. Le papier d’aluminium doit épouser strictement la forme des incurvations données par les pics à brochettes. Cela permettra à l’humidité extraite par la chaleur de sortir de l’échantillon sans rester sur le spécimen, afin d’éviter que celui-ci ne pourrisse/moisisse.


En mettant le spécimen entre les deux plaques, décalées entre elles de 90° sous presses, celui-ci est à la fois pressé et séché.

La suite dans un autre article…


L’horreur


Vendredi 22 Juillet 2011, l’Europe fût frappée par l’horreur.

A Oslo (Norvège), une bombe explosa à 15h30 devant les bâtiments gouvernementaux. Les vacances et l’absence de commerce à proximité permirent d’éviter un nombre de morts à plusieurs chiffres.

A 17h20, un homme en habits de policier arrive sur l’île d’Otaya, à quelques 45km d’Oslo. Sur cette île se trouve l’université d’été du parti travailliste au pouvoir. L’homme, dont le visage fait la Une de la presse internationale depuis Vendredi est Anders Breivik, un extrémiste refusant l’islamisation et la féminisation de l’Europe. Il commence à regrouper les jeunes autour de lui, pour leur donner des informations sur leur sécurité. Il sort une arme munie d’un silencieux et commence à abattre consciencieusement chaque jeune qu’il voit. Au début, les jeunes voyant les morts se précipitent vers ce policier pour se faire abattre comme des animaux.

Au bout d’un moment, la panique ayant gagné l’île, il change d’arme et utilise un fusil d’assaut. Il traquera les jeunes dans les forêts, dans les rochers et abattra les jeunes tentant de fuir à la nage l’île. Des jeunes parlèrent de leur groupe de 6 amis, qui, traqué se sépara à un croisement. Ceux qui partirent vers la gauche furent tous tués.

Les forces spéciales (rares forces a être armées en Norvège) avaient naturellement été envoyées vers Oslo pour sécuriser la ville après l’attentat. Elles n’arrivèrent péniblement qu’à 18h25 sur l’île. Elles dûrent prendre la route et non l’hélicoptère, trop loin, et leur bateau tomba en panne à cause de la surcharge des armes. Elles ne mirent que 2 minutes pour localiser et neutraliser le tireur.

76 européens dont une très grande majorité de jeunes sont morts ce jour là. Tués pour qu’un fou passe son message de haine. Tués pour rien.

Je n’ai même pas de mots pour décrire cela… L’idée qu’un individu abatte de manière quasi-mécanique des adolescents par dizaine est en fait inimaginable. Je ne peux que souhaiter que Justice soit rendue (30 ans pour crime contre l’humanité et continuation de peine à perpétuité) et ne peux qu’exprimer ma solidarité et ma compassion envers les victimes, leurs proches, les norvégiens et les européens.

Depuis, même sur la polémique en Norvège n’est pas aussi génétiquement enracinée qu’en France, des questions prennent forme:

  • Pourquoi la police a t-elle mis si longtemps ?
  • Pourquoi les médias norvégiens avaient ils un hélicoptère qui filmait le massacre pendant que les policiers n’arrivaient pas à atteindre l’île ?
  • Comment un responsable de ferme biologique arrive à acheter 6 tonnes d’engrais chimiques ?
En France aussi, une certaine polémique commence à prendre. L’extrème droite, bien partie pour faire un score historique aux prochaines présidentielles, refuse un amalgame entre le tireur et elle. Pourtant, les thèmes revendiqués ne sont pas si éloignés (pour ne pas dire similaires) et des réactions nauséabondes de responsables du Front National et de sympathisants sur Fdesouche apparaissent. Je me demande bien comment un Responsable politique peut chercher à comprendre un criminel de cette ampleur. Je me demande bien comment des hommes (donc théoriquement doués de raison) peuvent se réjouir de la mort de tant de jeunes et espérer que “la France se réveille avant que la même chose ne soit nécessaire”. J’espère en tout cas que nos remarquables services de renseignements intérieurs les ont à l’oeil.

Les profils des victimes sont (et seront) ici; des photos , et des témoignages (poignants) ici

 


Le Droit International Humanitaire

Et oui, la Croix-Rouge ne fait pas que du secourisme. Dans ses missions statutaires figure aussi la diffusion du droit international humanitaire (que nous appellerons DIH, histoire de pas user mon pauvre clavier…).

Le DIH, c’est quoi ? D’après le dieu Wikipedia, c’est “un ensemble de règles qui, pour des raisons humanitaires, cherchent à limiter les effets des conflits armés. Il protège les personnes qui ne participent pas ou plus aux combats et restreint les moyens et méthodes de guerre. Le DIH est également appelé « droit de la guerre » ou « droit des conflits armés ».”

En clair, c’est ce qu’on peut (ou plutot ce que l’on ne peut pas) faire lors d’un conflit, qu’il s’agisse d’une guerre entre états ou d’une guerre civile. Que l’on soit clair, le DIH ne vise pas l’interdiction de la guerre, mais bien à sa “civilisation” (le mot à l’air à la mode).

Fut un temps pas si éloigné (ou des contrées de maintenant pas si éloignées) où les soldats-soudards pouvaient en toute impunité violer, rapiner, piller et massacrer les populations civiles rencontrées; torturer les prisonniers et laisser crever les blessés dans les bas cotés.

Depuis, un gars comme un autre, a fait un travail génial en convainquant les états puissants d’alors de signer une convention par laquelle ils imposaient à leurs troupes et leurs peuples le respect d’un certain nombres de normes (plutôt évidentes pour un français du XXIe siècle). On ne massacre pas les prisonniers, on soigne les blessés (les siens et ceux de l’ennemis), on ne pille pas les pauvres paysans qui n’y sont pour rien, etc…

Entre temps, plusieurs conflits et leurs atrocités, loin d’être  des détails (première et seconde guerre mondiale entre autres), sont passés par là et ont poussé à signer des protocoles supplémentaires (droits des naufragés, droits des populations civiles, etc…).

C’est l’ensemble des conventions signées qui représente le DIH. Tous les pays ont signé ces conventions à un moment ou à un autre et l’on considère donc que ce DIH est Universel.

Alors là, je vois la suspicion dans le regard de celui qui ne s’est jamais interessé au sujet (et n’en a clairement rien à foutre):

Et le terrorisme alors ?

Le terrorisme est un sujet polémique, un vrai troll. En fait, deux cas possibles (en grossissant énormément):

  1. Il s’agit d’un terrorisme d’état. Des actions terroristes décidées par un état contre un autre. Il s’agit clairement d’une violation du DIH car un état va viser une population civile sans distinction. Les auteurs pourraient être accusés de crime de guerre.
  2. Il s’agit de terrorisme comme on l’entend généralement (Al-Qaida & Co.). Dans ce cas, c’est un groupe d’individus, sans appartenance reconnue (pas d’uniformes, pas de hierarchie claire, etc…) qui tue des civils. Il s’agit de crimes.  La chasse aux terroristes (qui fait la une ces temps ci) est par contre soumise au DIH.

Donc en gros, ils peuvent nous tuer et nous on a pas le droit de répliquer ?

Après, mon ami jemenfoutistetrolleur, c’est une question de Justice mais en voulant rendre oeil pour oeil, on finit généralement aveugle…

Et la Croix-Rouge, combien de divisions ?

La Croix-Rouge (plus précisément le CICR) a pour mission de veiller au respect du DIH… Son application relève des états ou des parties engagées. La Croix-Rouge n’arrivera pas avec un porte-avions et des commandos pour éliminer des criminels. Mais le CICR établit des rapports qui, lors de leurs publications sont généralement écoutés et peuvent donner lieu à des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Une fois le conflit fini (ou pendant d’ailleurs), le Tribunal Pénal International peut entamer des poursuites et lancer un procès contre les criminels de Guerre.

Donc en gros, le DIH, c’est Utile… Ok, on a compris… Et toi dans tout ça ?

Ben, à défaut de pouvoir débarquer dans des conflits pour calmer les ardeurs des plus criminels, je (là c’est un je personnel) suis bénévole à la Croix-Rouge Française et ait reçu une formation passionnante dans la diffusion du DIH auprès d’un public jeune. En gros, mon rôle est de sensibiliser les plus jeunes aux problématiques du DIH, et leur donner quelques explications. Et ce dans l’espoir que sensibilisé à 10 ans, le petit ne deviendra pas un vieux de 47 ans qui n’en a rien à faire

 


 

http://www.indiegogo.com/eMAKER-Huxley-3D-printer-kits

FULL PRINTED from nueve ojos on Vimeo.

Lire la suite

De la vente des chèvres au Pitoupi…

Fût un temps, quand l’homme n’avait pas encore découvert la magie du Wi-Fi aux WC, il élevait des chèvres, non pas pour des utilisations peu orthodoxes, je pense à toi, jeune geek au fond de sa cité U… Mais à des fins de besoins plus primaires telle que manger. De temps en temps cependant, il avait envie de poules (non sale geek pervers, j’ai dit non!). Et alors, il échangeait 5 poules contre une chèvre. Et quand il avait envie d’un peu de sel pour aller avec ses chèvres, il échangeait 1 poule contre 300grammes de sel.
Plus tard, il découvrit l’or et il échangea 3 poules contre une once d’or. Et une once d’or contre ¾ de chèvre. Et l’once d’or était quand même vachement plus pratique pour voyager et pour stocker que 67 poules (et même 15 après, l’or ne pourrit pas, contrairement aux poules…).

Et puis, le grand état décida un jour de frapper monnaie, à savoir d’apposer sa marque sur les pièces d’or, à la fois pour en valider l’exactitude de la mesure.

Et puis un jour, l’état décida qu’il était plus simple de stocker l’or dans des coffres et de mettre en circulation des bouts de papiers représentant des parts de ces stocks d’or.

Et un jour encore plus proche, il décida de mettre en circulation plus de bouts de papiers qu’il n’avait d’or dans ses coffres, et pour cela, il s’endetta auprès d’un grand pays, qui produit la plupart des joujous de geek comme les niPads, et qui fait de la bouffe qui me rend malade.

[httpv://www.youtube.com/watch?v=D47k1vdQUmo]

Pendant ce temps là (je parle des temps récents, maintenant, pas quand ils vivaient en peau de bête, et je parle pas de Brigitte Bardot), des geeks/hackers/altermondialistes/mafieux (rayer la mention inutile) ont eu une idée.

Ca consiste en créer une nouvelle monnaie, qui sera d’abord produite par des mineurs, des logiciels fonctionnant sur les Pcs des utilisateurs, histoire de permettre le lancement de la monnaie selon un historique éprouvé et lui donner de la valeur. Cette production sera selon une courbe exponentielle inversée. La production de monnaie atteindra 21 millions de bitcoins. Plus les bitcoins seront nombreux sur le marché, plus leur production par les mineurs sera lente, et ainsi, ils prendront de la valeur.

L’arrêt de la production à 21 millions de BTC aura pour effet d’empêcher tout éclatement d’une bulle.

Les échanges en BTC sont fondés sur le principe du P2P (Bouh, si tu installes le mouchard Hadopi, tu ne pourras pas payer en BitCoin). Ils sont cryptés avec une clé publique et échappent à tout contrôle centralisé, puisque la seule « autorité » est le système de vérification de la validité des BTC.

[httpv://www.dailymotion.com/video/x7akg7_le-telechargement-et-le-pitoupi_fun]

Avec ces fameux BTC, vous pouvez, en plus de soutenir la quadrature du net, payer tout un tas de choses puisque vous pouvez payer des VPNs, des hébergements Web, des services de VoIP, de la nourriture Bio, des Vêtements, des Sex-toys (toi la mauve esseulée)…

Evidemment, si on peut payer tout ça, c’est que les BTC ont une valeur réelle, et que donc des gens sont prêts à payer des BTC en vraie monnaie (avec un taux de change de 0,75€ /1 BTC actuellement). Il y a même plusieurs bourses d’échange spécialisées dans ce domaine.

Pour résumer, les BTC sont donc de la monnaie que l’on peut -pour l’instant- fabriquer, échanger, acheter, vendre, le tout anonynement ou presque (si on est pas doué). J’en connais qui vont adorer le concept.

http://www.bitcoin.org


Chatroulette is not (only) for pr0n

Allez, entre un tsunami, un séisme, une catastrophe nucléaire, la montée de l’extrême droite, la crise économique, la fin de la révolution en Libye, les morts de migrants, les viols de petites filles et j’en passe; une petite vidéo qui fait du bien…

[httpv://www.youtube.com/watch?v=fU1x8Ll62QE&feature=player_embedded]


Facebook et vie privée, une fatalité ?

Facebook, ah, Facebook … Tous les jours le réseau social grossit et atteint en ce moment près de 10% de la population mondiale. Des chiffres de croissance affolants, une révolution des moeurs et pourtant, les critiques se multiplient.

Au delà des éternelles critiques sur le design dont les nouveautés constantes perturbant les utilisateurs basiques, ce qui déchaîne les passions, c’est la vie privée.

Allez savoir, les gens s’inscrivent par centaines de millions sur le site et en le faisant, approuvent les conditions du réseau social. Ces conditions stipulent que Facebook détient des droits sur toutes les données personnelles que les utilisateurs vont aller volontairement renseigner. Parmi ces droits, figurent notamment ceux de vendre ou de louer les infos de leurs utilisateurs à des tiers (agences publicitaires en première ligne).

Les français sont 74% à refuser que Facebook divulgue ces informations mais sont les premiers à les donner…

La faute de la révélation d’un secret est celle de celui qui l’a confié.

Jean De La Bruyère.

Le problème essentiel de Facebook, c’est qu’une seule entité détient en un seul endroit toutes les données personnelles.

Quand on y réfléchit, Facebook, c’est quoi ? Un site où l’on partage des Statuts, des photos, des vidéos, des articles, des liens, où l’on tague ses amis et où l’on peut voir ce que font ses amis… Mais au fond, ça fait des années que des dizaines d’autres services Web font la même chose. Twitter, Identi.ca, Youtube, Vimeo, Flickr, Picasa, Evernote, Google Reader, BudyPress, etc…

Le seul problème, c’est que toutes ces données sont désynchronisées dans le sens où un compte twitter ne renverra pas sur des photos flickr, un article sur BudyPress ne renverra pas sur des vidéos YouTube…)

Les alternatives possibles se multiplient, Diaspora, GNUSocial, etc… Mais pour les avoir testés, je peux en toute conscience dire qu’elles ne marcheront pas. Pourquoi ? Parce qu’elles nécessitent un niveau technique et parfois des moyens que n’ont pas l’immense majorité des gens. Installer un serveur Ruby et utiliser des clés de chiffrement est une étape dont se passeraient la plupart des gens pour aller protester contre le dernier logo StarBucks ou suivre de manière malsaine le parcours de son ex et le nombre conséquent de ses nouveaux copains.

Quelle serait la solution la meilleure à mon avis ?

Il faudrait un compromis entre le respect total de la vie privée et la simplicité d’usage et la disponibilité des ressources matérielles. Concevoir un système totalement décentralisé dont les données seraient stockées sur les serveurs de chacun est utopique et limiterait les possibilités du réseau à un petit groupe de geeks élitistes et fortunés (un serveur coûtant près de 20€/mois).

L’idée d’un réseau social totalement centralisé type Facebook est inenvisageable pour les raisons précitées ?

Ne reste plus qu’un compromis entre les deux. À savoir un réseau décentralisé, reposant sur des services pré-existant et maintenus par des firmes aux moyens matériels plus qu’importants. Il faudrait un service qui centraliserait toutes les données disponibles sur les autres réseaux sociaux. Les informations de Facebook, les statuts de Twitter, les photos de Flickr, les vidéos de Viméo, les informations professionnelles de LinkedIn, et j’en passe…

Un tel service permettrait d’exploser les informations et de préserver au mieux la vie privée. Au lieu d’avoir une firme américaine disposant de 100% de votre vie en ligne, vous auriez 20 entreprises disposant chacune de 5% de votre vie privée… N’est ce pas mieux ?

Le service pourrait être financé par de la publicité dans les statuts (les tweets sponsorisés), tel des annonces automatisés en fonction de caractères globaux fournis par l’utilisateur.

Mais il faudrait un service qui puisse centraliser toutes les présences sur le net. Et cette centralisation pourrait mener à des mélanges malsains. Il serait donc bon de créer trois zones, dont l’intéraction serait configurable : Perso, Pro et engagements Associatifs.

On pourrait trouver dans chacun des listes de contacts, des timelines, des médias, des articles, des systèmes de gestion bureautique, etc…

Bien sûr, ça devrait être mis sur pied… Mais bon, je suis IDR ce semestre hein…


La France a peur, et moi aussi…

Imaginez le brave Lafayette qui, téléporté dans le futur découvrirait un monde virtuel. Dans ce monde, la nation des droits de l’homme et de la liberté expulse les immigrés vers les zones de guerre ; la police flashballise des lycéens qui jouent aux éboueurs ; de hauts gradés de la noble arme qu’est la gendarmerie gaze des manifestants pacifiques du même âge que leurs parents ; la presse est de connivence avec le pouvoir, si elle ne l’est pas, elle devient victime de mystérieux monte-en-l’air ; les laboratoires pharmaceutiques magouillent avec la santé de nos concitoyens ; les ministres abusent de leur position et se compromettent en d’étonnantes relations ; les officiers de police judiciaire ont désormais la possibilité de lire tous nos échanges et activités électroniques ; n’importe qui peut devenir agent de police judiciaire ; un ministre deux fois condamnés ne démissionne pas (quand son confrère Outre-Rhin le fait pour manque de reformulation); le président d’une république écrite laïque se proclame de l’héritage de la Chrétienté et attaque l’Islam ; les parents risquent de conséquentes amendes pour les fugues de leurs bambins ; leurs bambins sont fichés dès la maternelle ; le fichage devient systématique et inévitable ; un maire peut faire expulser des personnes (d’origine Roms de préférence, mais des chevelus hippies font l’affaire) qui habiteraient un habitat mobile, fût-ce sur leurs propres propriétés ; les droits fondamentaux de la défense judiciaire sont bafoués ; la justice est déficitaire et coupe les vivres à son personnel ; une république fondatrice de l’Union Européenne est condamnée quasi-hebdomadairement par les cours de justice pour ses atteintes aux droits et préfère payer les amendes que changer de système ; le ministère de l’intérieur peut faire bloquer à sa seule discrétion tout site internet lui déplaisant et ce, confidentiellement ; le budget public et celui de l’assurance maladie a atteint le fond du trou mais continue de creuser ; la dette du pays est désormais irremboursable ; les forces anti-émeutes s’équipent de matériel dignes des films d’anticipation les plus pessimistes ; une ministre des affaires étrangères propose le savoir faire de ces forces mondialement reconnu à des dictateurs qui lui offrent des vacances ; le département d’état des États-Unis recommande à ses ressortissants d’évacuer toute zone où serait présentes ces forces de l’ordre ; il y a 10 ans, on les appelait gardiens de la paix ; les détectives privés peuvent témoigner anonymement et les démasquer est puni de prison ; les représentants du peuple veulent empêcher toute révélation citoyenne ; la France n’est plus une démocratie ; la prochaine mandature présidentielle sera peut être sous le signe de l’intolérance ; et j’en passe

Non, vraiment, je ne pense pas que Lafayette se serait imaginé un telle terre de libertés…


Lettre ouverte à la SNCF

Le rêve de tout étudiant, concrétisé par la SNCF… N’avez vous jamais imaginé, vous pauvres étudiants pouvoir dire à votre banquière : « Ok, j’ai dépassé mon découvert autorisé de plus de 500€, mais bon, je vous avais averti, alors l’affaire en reste là, hein ! » ?

Et bien c’est ce que fait la SNCF…

Rappel des faits : Le 2 Janvier dernier, revenant de ma Bretagne adorée, et pas particulièrement pressé de rentrer me geler dans les provinces orientales de la France, j’ai pris le train. Ô malheurs, Ô tristesse… Quel choix regrettable… Alors bon, les retards en train, je connais, j’avais accumulé l’année dernière près de 52 heures de retard en 7 allers-retours (rien que ça c’est flippant). Mais là, j’allais atteindre des sommets dans la démonstration de la force de frappe de la SNCF…

Le train est à quai (quai numéro 10 je crois d’ailleurs), annoncé sur mon Android 45 minutes avant le départ, il ne sera annoncé à la plèbe s’entassant dans la gare que 5 minutes avant l’heure de départ prévue… J’ai donc eu la chance d’avoir une place assise, et heureusement car la scène allait relever de l’anthologie. Au bout de 15 minutes de retard au départ, les lumières s’éteignent dans le train et on réalise alors que des dizaines de personnes tentent toujours de rentrer dans le train… Vous avez vu les trains dans les zones de guerre ? Ça y ressemblait fortement…

25 minutes après, les lumières se rallument et la voix de notre pauvre chef de train (visiblement dépassée par la situation) nous annonce texto : « Suite à une surcharge, ce train ne peut partir pour des raisons de sécurité »…

Je ne sais pas si vous connaissez les Paris-Troyes, mais ce sont généralement (et c’était le cas), de grosses locomotives qui rappellent aux âmes pures et innocentes scoutes les trains de l’empire de Russie (pré-1917 donc) dans « Anastasia »… Alors le coup de la surcharge c’est risible.

Sur le coup, et alors que des rumeurs d’annulation se faisaient de plus en plus pressantes, j’avais tweeté sur la situation et j’avais eu le droit à une réponse d’un brave (non péjoratif) contrôleur SNCF qui me répondait :

patrikryann PatrikRyann

Le bon plan de la #sncf: vendre trop de billets, charger comme des porcs et annuler pour cause de surcharge…

2 Jan

Veille SNCF

@SNCF_Veille SNCF

@patrikryann Dans un train à résa obligatoire, c’est impossible. Sur TER, certains billets sont valable 2 mois. Donc 1er arrivé 1er assis.

Bon, finalement, mon train était parti et j’étais arrivé, avec beaucoup de retard sur Troyes, ayant loupé les bus me ramenant jusqu’à chez moi (je remercie d’ailleurs l’âme généreuse qui m’avais ramené). À l’arrivée, j’ai bien repéré l’employée de la SNCF qui distribuait les petits coupons de retard et je m’étais fait un devoir civique que de renvoyer mes billets à la SNCF…

3 mois plus tard (on admire encore une fois la puissance d’une administration qui risque de prendre cher face aux Ultra-Rhinois de la DB), je reçois le courrier de la SNCF. Habitué des remboursements, je me dis que c’est un bon de transport et une lettre d’excuses… PERDU !

La lettre est bien une lettre d’excuses, mais pour le remboursement, Peanuts ! Je cite :

«  A la suite d’un afflux de voyageurs qui a entraîné la modification de la circulation de votre train, celui-ci a été retardé et la régularité du trafic a été perturbée.
Une information en ce sens a été faite à notre clientèle sur l’éventualité du retard de ce train en circulation, et l’indemnisation pour retard a été suspendue »

Ô grande SNCF, j’espère très sincèrement que tu ne vois pas de causalité entre la suspension de l’indemnisation et l’information à ta clientèle… parce que très sincèrement, écris donc à ton banquier, toi le gratte papier qui a rédigé cette lettre en 10000 exemplaires (au moins) :

«  A la suite d’un afflux de postes de dépenses qui a modifié l’équilibre de mon compte personnel, je me suis retrouvé dans le négatif.

Une information en ce sens à été faire à votre service redressement sur l’éventualité d’un dépassement du découvert autorisé et le paiement des agios a été suspendu. »

Pas sur que ton banquier le prenne avec autant d’humour que moi…

Alors honnêtement SNCF, le temps où les bons français considéraient que la SNCF était un service public comme les pompiers est révolu. Tu parles de clients, tu augmentes (scandaleusement) tes prix, tes wagons bars sont (quasi) toujours en rupture de stock, tes trains sont souvent dans un sale état, tu fais des pubs à la télé, tu as adopté un système de réservation calqué sur les compagnies aériennes et tu uses et abuses du surbooking (pardon, Sur-Réservation est marqué sur les billets), tes trains sont quasi systématiquement en retard, tu délaisses les lignes non-rentables pour favoriser certains axes plus argentifères… Non, pour moi tu n’es plus un service public, tu n’es qu’une entreprise (certes public), dont la moralité commerciale se rapproche de celle d’un chacal en plein désert…

Et ce que l’on pourrait pardonner à un service public, qui desservirait toutes les gares, qui garderait des tarifs uniques, qui maintiendrait ses équipements en bon état, qui ne tenterait pas de se faire de l’argent sur le dos de ses clients, je ne le pardonne pas à des commerciaux.

J’ai toujours été un loyal client de la SNCF, j’ai toujours respecté le matériel et les hommes de la SNCF, je plaisante de temps en temps avec les contrôleurs, je préfère utiliser le train que la voiture, et pourtant je ne devrais pas…

Ô SNCF de mon coeur, savais tu que rentrer dans mon foyer depuis là où je suis étudiant coûtait deux fois moins cher et était trois fois plus rapide si je prenais l’avion ?


Vacances

“Le rôle de l’Etat n’est pas de protéger la Nation française contre elle même, mais de la conduire”

C’est sur cette belle analyse de citation que je commence officiellement mes vacances et comme dirait dieu GE21:

“Si t’es pas content, Gonna Fuck !”


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.